Ils ne vieillissent pas : ils se réinventent. Dans les allées d’EspritMeuble, un constat claque comme une évidence. Les 50-75 ans n’entrent pas dans la case “vieux” : ils en sortent. Plus libres, plus exigeants, plus influents, ils bousculent les marques… et les clichés.
Réalisé en partenariat avec NellyRodi, ce talk a réuni sur le plateau de Studio M Vincent Grégoire, directeur Insight & Consumer Trends – NellyRodi, interrogé par Jérôme Libeskind. Objectif : comprendre cette “Génération Seniors”, entre puissance de feu économique et nouvel appétit de vie.
Des seniors, pas des caricatures
Premier combat : les représentations. “Quand on tape ‘senior’ sur Google, on ne voit que des clichés”, souligne Vincent Grégoire. Or, le “senior” recouvre des réalités très différentes : “Entre 50 et 75 ans, on ne vit pas de la même façon.” Une génération “entre deux âges”, à la fois mûre et curieuse, avec un recul rare sur la digitalisation : ils ont connu “la vie sans Internet” et savent s’extraire du flux.
La liberté comme capital invisible
Pourquoi “nouvelle adolescence” ? Parce que la liberté, elle, n’est plus sous contrainte. “Quand on n’a plus rien à prouver, on a la liberté de faire à peu près n’importe quoi… comme quand on est ado.” Temps, santé, argent, autonomie : “La liberté, c’est le capital invisible des 50-75 ans.” Et un pouvoir concret : “C’est la génération qui a le pouvoir d’achat. Qui vote.”
Quatre profils, une même exigence : du sens
NellyRodi distingue quatre postures : les Alignés (équilibre tête-corps, culture), les Provocateurs (nostalgiques, rebelles, anti-injonctions), les Initiés (toujours “dans l’air du temps”) et les Indoctriles – ceux qui “font marche arrière” pour suspendre le temps. Tous partagent un trait : “Moins d’objets, plus de vie.” Ils investissent si l’achat “raconte une histoire” et dure. “Ils achètent durable, ils achètent pérenne… ils achètent avec du sens.”
Maison : entre durabilité et ‘kiff’ assumé
Côté ameublement, ils possèdent déjà beaucoup. Alors ils arbitrent : achat intelligent ou plaisir pur. Exemple frappant : “Des lits à baldaquin” plébiscités par une cliente type “55-60 ans… qui divorce… et veut un lit de princesse.” Une consommation d’émancipation, sans permission.
Conclusion : un nouvel équilibre à inventer
Pour Vincent Grégoire, les marques doivent changer de ton : “Ils n’ont surtout pas envie d’être caricaturés, stigmatisés, invisibilisés.” Ni éternelle jeunesse, ni vieillesse médicalisée : une cible centrale, sensible aux valeurs, au récit, et au respect.
EspritMeuble
Visionner la table ronde ici :
« Génération Seniors » : la nouvelle adolescence