mardi 3 février 2026

Article - Le salon de demain : le futur s'invente sur le terrain


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Imaginer le salon de demain, c’est d’abord accepter qu’il ne ressemblera plus à celui d’hier.
Entre digitalisation massive, nouvelles attentes des exposants et mutation des filières, le modèle historique est bousculé.
Pourtant, une chose demeure : le besoin de se voir, de se parler, de se rencontrer physiquement.
C’est autour de cette conviction qu’a été menée la conférence dédiée à l’avenir des salons professionnels.
Ce talk a été réalisé en partenariat avec Home Fashion News et animé sur le plateau de Studio M par Jérôme Libeskind. Invitée de cette discussion, Blandine Scherpe, directrice de publication de Home Fashion News, connaît intimement l’univers des salons : elle suit les grandes plateformes internationales depuis plus de dix ans et intervient régulièrement à leurs côtés. Son regard croisé “maison / salons” éclaire utilement les transformations à l’œuvre.

Le salon, un outil ancien face à un monde nouveau
Pour Blandine Scherpe, il ne s’agit pas de parler de “fin des salons”, mais bien de “début d’un nouveau cycle”. Les salons existent depuis le Moyen-Âge : ils ont toujours été le reflet d’une époque, d’un tissu économique, d’une manière de faire du commerce. Or, en quinze ans, tout a changé : digitalisation, réseaux sociaux, outils de prospection, internationalisation des marchés…
Là où, dans les années 1980-2000, le salon était souvent le canal majeur de visibilité et de développement, les entreprises disposent désormais d’une palette d’outils digitaux pour se faire connaître et travailler leurs clients. Résultat : le salon doit se redéfinir, non plus comme unique point de contact, mais comme maillon clé d’un dispositif global.

Ce que le digital ne remplacera pas : la rencontre
La question centrale est simple : qu’est-ce que le salon offre que le digital ne pourra jamais totalement remplacer ? Pour Blandine Scherpe, la réponse est claire : la rencontre humaine.
Un salon, c’est une unité de lieu et de temps où toute une profession se retrouve :
clients et prospects, confrères et concurrents, fournisseurs, prestataires, prescripteurs, médias et observateurs de la filière.
On y noue des contacts, on y provoque des rendez-vous, on y fait naître des idées.  Le cœur de la relation se joue, encore et toujours, sur le terrain.

Repenser les salons : humilité, remise à plat et collectif
Un salon en perte de vitesse n’est pas forcément condamné, rappelle Blandine Scherpe. Plusieurs plateformes internationales ont su se réinventer en acceptant de “se remettre à zéro” : revenir aux fondamentaux, questionner les besoins réels des filières aujourd’hui, capitaliser sur leurs forces (organisation, bases de données, connaissance des acteurs), accepter parfois de redevenir plus modestes pour mieux rebâtir.
Le succès repose toujours sur trois piliers indissociables : l’organisateur, les exposants et les visiteurs. Sans implication réelle de chacun, le modèle se fragilise. Le salon n’est pas un produit “clé en main” acheté par les exposants : c’est une construction collective.

Un atout français à ne pas gâcher
À l’international, la France conserve une image très attractive : Paris reste une destination de référence, associée à la création, au style, à l’art de vivre. Les salons français bénéficient de cette aura, tout comme certains rendez-vous régionaux très bien ancrés dans leurs territoires.
Mais Blandine Scherpe alerte : si les acteurs français ne défendent pas leurs propres plateformes, d’autres le feront à leur place. Des opérateurs étrangers sont prêts à prendre le relais, avec un regard et des priorités qui ne porteront pas forcément la “patte” française, ni le lien spécifique avec les filières locales.

EspritMeuble : un salon pensé par et pour la filière
À ce titre, Blandine Scherpe souligne la particularité d’EspritMeuble : un salon organisé par des acteurs de la filière, pour la filière, avec des organisateurs qui sont eux-mêmes exposants. Cette implication directe crée un niveau d’engagement rare.
La journée de réflexion organisée en amont de l’édition 2025, rassemblant exposants, visiteurs, prestataires et presse professionnelle, illustre cette démarche : plutôt que “plaquer” un modèle, EspritMeuble interroge les besoins réels du marché, la nouvelle physionomie des acteurs et la place du salon dans ce paysage en mutation.

Enfin, Blandine Scherpe appelle la nouvelle génération de professionnels à s’emparer de ces sujets. Le slogan d’EspritMeuble, “Unis pour réussir”, prend ici tout son sens : les générations précédentes ont bâti leurs succès avec et grâce aux salons ; c’est désormais aux dirigeants d’aujourd’hui de prolonger cet héritage, en inventant le salon de demain… sur le terrain.

EspritMeuble
Visionner la table ronde ici : Le salon de demain : le futur s'invente sur le terrain

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Entre digitalisation massive, nouvelles attentes des exposants et mutation des filières, le modèle historique est bousculé.
Pourtant, une chose demeure : le besoin de se voir, de se parler, de se rencontrer physiquement.
C’est autour de cette conviction qu’a été menée la conférence dédiée à l’avenir des salons professionnels.
Ce talk a été réalisé en partenariat avec Home Fashion News et animé sur le plateau de Studio M par Jérôme Libeskind. Invitée de cette discussion, Blandine Scherpe, directrice de publication de Home Fashion News, connaît intimement l’univers des salons : elle suit les grandes plateformes internationales depuis plus de dix ans et intervient régulièrement à leurs côtés. Son regard croisé “maison / salons” éclaire utilement les transformations à l’œuvre.

Le salon, un outil ancien face à un monde nouveau
Pour Blandine Scherpe, il ne s’agit pas de parler de “fin des salons”, mais bien de “début d’un nouveau cycle”. Les salons existent depuis le Moyen-Âge : ils ont toujours été le reflet d’une époque, d’un tissu économique, d’une manière de faire du commerce. Or, en quinze ans, tout a changé : digitalisation, réseaux sociaux, outils de prospection, internationalisation des marchés…
Là où, dans les années 1980-2000, le salon était souvent le canal majeur de visibilité et de développement, les entreprises disposent désormais d’une palette d’outils digitaux pour se faire connaître et travailler leurs clients. Résultat : le salon doit se redéfinir, non plus comme unique point de contact, mais comme maillon clé d’un dispositif global.

Ce que le digital ne remplacera pas : la rencontre
La question centrale est simple : qu’est-ce que le salon offre que le digital ne pourra jamais totalement remplacer ? Pour Blandine Scherpe, la réponse est claire : la rencontre humaine.
Un salon, c’est une unité de lieu et de temps où toute une profession se retrouve :
clients et prospects, confrères et concurrents, fournisseurs, prestataires, prescripteurs, médias et observateurs de la filière.
On y noue des contacts, on y provoque des rendez-vous, on y fait naître des idées.  Le cœur de la relation se joue, encore et toujours, sur le terrain.

Repenser les salons : humilité, remise à plat et collectif
Un salon en perte de vitesse n’est pas forcément condamné, rappelle Blandine Scherpe. Plusieurs plateformes internationales ont su se réinventer en acceptant de “se remettre à zéro” : revenir aux fondamentaux, questionner les besoins réels des filières aujourd’hui, capitaliser sur leurs forces (organisation, bases de données, connaissance des acteurs), accepter parfois de redevenir plus modestes pour mieux rebâtir.
Le succès repose toujours sur trois piliers indissociables : l’organisateur, les exposants et les visiteurs. Sans implication réelle de chacun, le modèle se fragilise. Le salon n’est pas un produit “clé en main” acheté par les exposants : c’est une construction collective.

Un atout français à ne pas gâcher
À l’international, la France conserve une image très attractive : Paris reste une destination de référence, associée à la création, au style, à l’art de vivre. Les salons français bénéficient de cette aura, tout comme certains rendez-vous régionaux très bien ancrés dans leurs territoires.
Mais Blandine Scherpe alerte : si les acteurs français ne défendent pas leurs propres plateformes, d’autres le feront à leur place. Des opérateurs étrangers sont prêts à prendre le relais, avec un regard et des priorités qui ne porteront pas forcément la “patte” française, ni le lien spécifique avec les filières locales.

EspritMeuble : un salon pensé par et pour la filière
À ce titre, Blandine Scherpe souligne la particularité d’EspritMeuble : un salon organisé par des acteurs de la filière, pour la filière, avec des organisateurs qui sont eux-mêmes exposants. Cette implication directe crée un niveau d’engagement rare.
La journée de réflexion organisée en amont de l’édition 2025, rassemblant exposants, visiteurs, prestataires et presse professionnelle, illustre cette démarche : plutôt que “plaquer” un modèle, EspritMeuble interroge les besoins réels du marché, la nouvelle physionomie des acteurs et la place du salon dans ce paysage en mutation.

Enfin, Blandine Scherpe appelle la nouvelle génération de professionnels à s’emparer de ces sujets. Le slogan d’EspritMeuble, “Unis pour réussir”, prend ici tout son sens : les générations précédentes ont bâti leurs succès avec et grâce aux salons ; c’est désormais aux dirigeants d’aujourd’hui de prolonger cet héritage, en inventant le salon de demain… sur le terrain.

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