mardi 17 février 2026

Article - Comment générer de la valeur avec l'électroménager ?


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Dans un marché sous tension, la valeur ne se décrète pas : elle se prouve.
Face à la baisse des volumes et à une visibilité réduite, l’électroménager cherche un nouveau souffle.

Durabilité, réparabilité, performance énergétique : les critères bougent, les attentes aussi.

Et les marques ont une carte maîtresse à jouer, à condition de la rendre lisible.
Réalisé en partenariat avec le Gifam, ce talk animé par Jérôme Libeskind sur le plateau Studio M d’EspritMeuble a mis en perspective les leviers concrets pour recréer de la valeur. L’échange réunissait Laurent Cours, directeur statistiques & études – GIFAM, qui scrute de près les dynamiques d’un marché toujours en phase de rééquilibrage.

Premier constat : la reprise se fait attendre. Non pas par manque de demande, mais parce que le secteur subit encore les effets du “pic Covid”. Avant 2019, le marché français écoulait environ 15,5 millions d’appareils par an. En 2020 et 2021, les ventes bondissent à 16 puis 17 millions. Résultat : près de deux millions d’appareils vendus “en avance” sur les cycles habituels de remplacement. « On continue d’avoir un rééquilibrage, avec désormais autour de 14,5 millions d’appareils vendus », explique Laurent Cours. Une normalisation attendue plutôt vers 2026.

Deuxième facteur clé : l’immobilier, moteur indirect mais déterminant. Le marché redémarre, avec +11% de dynamique sur certaines tendances récentes, mais cela ne compense pas encore les fortes baisses passées. Et surtout, le gros électroménager réagit avec un délai. Autrement dit, la reprise immobilière met du temps à se traduire en ventes d’équipements.

Dans ce contexte, la question centrale est simple : comment vendre mieux, pas seulement plus ? Sur les segments cuisine, l’encastrable recule fortement, avec un marché en baisse en valeur. « On est sur un recul de -8% sur l’encastrable, contre -2% pour la pose libre », rappelle Laurent Cours. Pourtant, les consommateurs ouvrent une porte claire : la durabilité.

Le chiffre frappe : 84% des consommateurs se disent prêts à payer plus pour un appareil plus durable. Encore faut-il leur donner les bons repères. L’indice de réparabilité, introduit depuis 2021 puis étendu à d’autres familles comme le lave-vaisselle, devient un accélérateur. À preuve : les modèles affichant les meilleurs scores ont progressé de +28% sur un marché globalement en recul. Même ceux qui l’utilisent peu lui accordent du crédit : 60 à 71% des consommateurs le jugent fiable, car il est encadré et obligatoire.

Autre levier : l’étiquette énergie, déjà bien ancrée. Elle matérialise un bénéfice économique immédiat. « Sur un lave-linge classé A, on économise environ 20 € par an par rapport à un appareil d’il y a dix ans », souligne Laurent Cours. Et ce sont justement ces produits “mieux-disants” qui gagnent du terrain.

Enfin, l’arrivée de l’indice de durabilité renforce le message : les marques nationales se distinguent, avec des notes moyennes supérieures à celles des marques d’entrée de gamme. Une preuve que l’innovation et la qualité restent les meilleurs arguments… quand ils sont mesurés, compris, et visibles.

EspritMeuble
Visionner la table ronde ici : Comment générer de la valeur avec l'électroménager ?

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mardi 17 février 2026

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Dans un marché sous tension, la valeur ne se décrète pas : elle se prouve.
Face à la baisse des volumes et à une visibilité réduite, l’électroménager cherche un nouveau souffle.

Durabilité, réparabilité, performance énergétique : les critères bougent, les attentes aussi.

Et les marques ont une carte maîtresse à jouer, à condition de la rendre lisible.
Réalisé en partenariat avec le Gifam, ce talk animé par Jérôme Libeskind sur le plateau Studio M d’EspritMeuble a mis en perspective les leviers concrets pour recréer de la valeur. L’échange réunissait Laurent Cours, directeur statistiques & études – GIFAM, qui scrute de près les dynamiques d’un marché toujours en phase de rééquilibrage.

Premier constat : la reprise se fait attendre. Non pas par manque de demande, mais parce que le secteur subit encore les effets du “pic Covid”. Avant 2019, le marché français écoulait environ 15,5 millions d’appareils par an. En 2020 et 2021, les ventes bondissent à 16 puis 17 millions. Résultat : près de deux millions d’appareils vendus “en avance” sur les cycles habituels de remplacement. « On continue d’avoir un rééquilibrage, avec désormais autour de 14,5 millions d’appareils vendus », explique Laurent Cours. Une normalisation attendue plutôt vers 2026.

Deuxième facteur clé : l’immobilier, moteur indirect mais déterminant. Le marché redémarre, avec +11% de dynamique sur certaines tendances récentes, mais cela ne compense pas encore les fortes baisses passées. Et surtout, le gros électroménager réagit avec un délai. Autrement dit, la reprise immobilière met du temps à se traduire en ventes d’équipements.

Dans ce contexte, la question centrale est simple : comment vendre mieux, pas seulement plus ? Sur les segments cuisine, l’encastrable recule fortement, avec un marché en baisse en valeur. « On est sur un recul de -8% sur l’encastrable, contre -2% pour la pose libre », rappelle Laurent Cours. Pourtant, les consommateurs ouvrent une porte claire : la durabilité.

Le chiffre frappe : 84% des consommateurs se disent prêts à payer plus pour un appareil plus durable. Encore faut-il leur donner les bons repères. L’indice de réparabilité, introduit depuis 2021 puis étendu à d’autres familles comme le lave-vaisselle, devient un accélérateur. À preuve : les modèles affichant les meilleurs scores ont progressé de +28% sur un marché globalement en recul. Même ceux qui l’utilisent peu lui accordent du crédit : 60 à 71% des consommateurs le jugent fiable, car il est encadré et obligatoire.

Autre levier : l’étiquette énergie, déjà bien ancrée. Elle matérialise un bénéfice économique immédiat. « Sur un lave-linge classé A, on économise environ 20 € par an par rapport à un appareil d’il y a dix ans », souligne Laurent Cours. Et ce sont justement ces produits “mieux-disants” qui gagnent du terrain.

Enfin, l’arrivée de l’indice de durabilité renforce le message : les marques nationales se distinguent, avec des notes moyennes supérieures à celles des marques d’entrée de gamme. Une preuve que l’innovation et la qualité restent les meilleurs arguments… quand ils sont mesurés, compris, et visibles.

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