vendredi 20 février 2026

Article - « Marchés de niches » l’animal de compagnie


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Un canapé se choisit désormais… avec un chien en tête. Dans la maison, l’animal de compagnie n’est plus un “plus” : il pèse, il décide, il oriente. Du salon à la cuisine, il redessine les usages et ouvre un marché à forte valeur. Les marques qui l’ignorent passent à côté d’un moteur de croissance.
Réalisé en partenariat avec NellyRodi, ce talk de Studio M a été porté par Vincent Grégoire, directeur Insight & Consumer Trends – NellyRodi, interrogé par Jérôme Libeskind. Leur constat est net : l’animal devient un personnage central de la famille, traité “au même niveau que les enfants”.

Le “nouveau bébé” et le pouvoir de décision
“Il a même remplacé dans les pouvoirs de décision certains des membres de la famille”, lance Vincent Grégoire. Les enseignes l’ont compris : des collections de puériculture se coordonnent déjà aux gammes pets. “Je vais citer Vertbaudet”, précise-t-il, signe d’une hybridation qui gagne le marché de l’équipement domestique.

Effet post-Covid et bascule sociétale
Deux dynamiques tirent le phénomène. D’abord, “un effet post Covid” : besoin de réconfort, adoption massive, présence rassurante à la maison. Ensuite, une évolution générationnelle : une partie des jeunes “veut moins faire d’enfant” et surinvestit l’animal, parfois comme marqueur social. Résultat : un attachement affectif qui rend le budget étonnamment élastique.

Un marché massif… et encore sous-exploité dans l’habitat
Les chiffres cités donnent la mesure : “65% des Français ont au moins un animal de compagnie”, environ “75 millions d’animaux domestiques” et “plus de 4 milliards d’euros de dépenses en 2023”. Un secteur “à croissance à deux chiffres”, avec une forte progression des chats.

La maison s’adapte : entrée, salon, chambre, cuisine
La transformation est d’abord spatiale. Grégoire pointe le retour du sas d’entrée, espace “tampon” redevenu stratégique : rangement des laisses, accessoires, nettoyage des pattes, mobilier d’appoint. Dans le salon, le critère “pet compatible” monte en puissance : tissus “antigriffure, antipoil, antivomi”, faciles à vivre et résistants. La chambre suit : mini-matelas, “mini lit à côté”, voire petits escaliers pour accéder au lit.

Et la cuisine devient un hub. “Tout est connecté”, explique-t-il : fontaines à eau, distributeurs automatiques, rangements dédiés, intégration de la litière. Sur les murs, les chats réclament des parcours : étagères, bibliothèques-arbres à chat, “ninja warrior” domestique.

Moins d’arbitrage, plus d’opportunités
“C’est là où il y a le moins d’arbitrage budgétaire”, résume Vincent Grégoire : le retour affectif fait sauter les freins. Location d’accessoires, services, hôtellerie pour chats… La tendance n’est plus anecdotique : “C’est une vraie opportunité business” pour cuisinistes, literie, séjour, accessoires meublants.

EspritMeuble
Visionner la table ronde ici : « Marchés de niches » : l’animal de compagnie

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vendredi 20 février 2026

Article - « Marchés de niches » l’animal de compagnie


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Un canapé se choisit désormais… avec un chien en tête. Dans la maison, l’animal de compagnie n’est plus un “plus” : il pèse, il décide, il oriente. Du salon à la cuisine, il redessine les usages et ouvre un marché à forte valeur. Les marques qui l’ignorent passent à côté d’un moteur de croissance.
Réalisé en partenariat avec NellyRodi, ce talk de Studio M a été porté par Vincent Grégoire, directeur Insight & Consumer Trends – NellyRodi, interrogé par Jérôme Libeskind. Leur constat est net : l’animal devient un personnage central de la famille, traité “au même niveau que les enfants”.

Le “nouveau bébé” et le pouvoir de décision
“Il a même remplacé dans les pouvoirs de décision certains des membres de la famille”, lance Vincent Grégoire. Les enseignes l’ont compris : des collections de puériculture se coordonnent déjà aux gammes pets. “Je vais citer Vertbaudet”, précise-t-il, signe d’une hybridation qui gagne le marché de l’équipement domestique.

Effet post-Covid et bascule sociétale
Deux dynamiques tirent le phénomène. D’abord, “un effet post Covid” : besoin de réconfort, adoption massive, présence rassurante à la maison. Ensuite, une évolution générationnelle : une partie des jeunes “veut moins faire d’enfant” et surinvestit l’animal, parfois comme marqueur social. Résultat : un attachement affectif qui rend le budget étonnamment élastique.

Un marché massif… et encore sous-exploité dans l’habitat
Les chiffres cités donnent la mesure : “65% des Français ont au moins un animal de compagnie”, environ “75 millions d’animaux domestiques” et “plus de 4 milliards d’euros de dépenses en 2023”. Un secteur “à croissance à deux chiffres”, avec une forte progression des chats.

La maison s’adapte : entrée, salon, chambre, cuisine
La transformation est d’abord spatiale. Grégoire pointe le retour du sas d’entrée, espace “tampon” redevenu stratégique : rangement des laisses, accessoires, nettoyage des pattes, mobilier d’appoint. Dans le salon, le critère “pet compatible” monte en puissance : tissus “antigriffure, antipoil, antivomi”, faciles à vivre et résistants. La chambre suit : mini-matelas, “mini lit à côté”, voire petits escaliers pour accéder au lit.

Et la cuisine devient un hub. “Tout est connecté”, explique-t-il : fontaines à eau, distributeurs automatiques, rangements dédiés, intégration de la litière. Sur les murs, les chats réclament des parcours : étagères, bibliothèques-arbres à chat, “ninja warrior” domestique.

Moins d’arbitrage, plus d’opportunités
“C’est là où il y a le moins d’arbitrage budgétaire”, résume Vincent Grégoire : le retour affectif fait sauter les freins. Location d’accessoires, services, hôtellerie pour chats… La tendance n’est plus anecdotique : “C’est une vraie opportunité business” pour cuisinistes, literie, séjour, accessoires meublants.

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